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Demain ils vous en parleront.
Ça n’aura peut-être échappé à personne, mais depuis le 24 avril, le dernier EP de Mr. Oizo est disponible gratuitement sur son site.
On retrouve les paysages siliconés et enragés, le featuring avec Carmen Castro (déjà présente sur le Two Take It de l’album Lambs Anger) et les titres de chansons sympas (Peehurts, une thématique déjà abordée, avec tout le sérieux qui s’impose, par Frank Zappa dans les années 70′)…
STADE 3, à télécharger gratuitement, avec un vrai compte à rebours et tout, ICI.
Eric Elbogen est un mec sympa.
De sa maison, là-bas, de l’autre côté de l’Atlantique, il enregistre – en grande partie tout seul – des instruments, des voix, et crée ainsi des chansons un peu rugueuses, qui rafraichissent l’haleine et donne envie de s’acheter une guitare.
Say Hi est un groupe poli.
Anciennement appelé Say Hi To Your Mom – expression dont le sens dépend grandement du contexte dans lequel elle est prononcée -, c’est sous ce nom que vous le connaissez peut-être pour être l’auteur de cette fausse berceuse doucereuse (extraite de l’album « Oohs and Aahs« ), le groupe s’appelle maintenant Say Hi. Plus court, plus simple.
Dans ses clips, on peut le voir devenir le chauffeur du Diable ou bien encore être la victime impuissante de nymphes blondes. En gros, il a une vie sympathique.
Le garçon tourne surtout en Amérique ces temps-ci, mais il nous faut rester à l’affut.
A suivre…
Pour les plus chanceux et les plus rapides d’entre nous, vendredi soir aux Docks des Suds et à guichet fermé, nous assistions au concert tant attendu de Deluxe et Chinese Man.
Première partie : Deluxe.
Il n’est plus nécessaire de les présenter car ils ont réussi à se faire une place de choix dans l’étroit milieu de la musique tant par leurs influences musicales que par leurs prestations médiatiques notamment sur les ondes radio (France Inter, Radio Nova, Le Mouv’, Radio Monaco) ainsi qu’à la télévision grâce à l’émission Taratata sur France 2, également en rediffusion sur le net, qui est restée pendant une semaine l’une des vidéos les plus regardées et compte désormais plus de 30 000 vues. De ce fait, Deluxe ne charme pas que le grand maître chinois du label Chinese Man Records mais également le public français qui a immédiatement été réceptif à ce phénomène.
Et c’est donc sans surprise que nous retrouvons un groupe d’une classe incroyable, un style particulier: nœud papillon, chemises à carreaux, fourrure léopard. Une originalité qui marque et rassasie visuellement le public dès le début du concert.
C’est dans une salle comble que Deluxe nous envoie du son bien lourd, mené par la chanteuse LiliBoy qui, toujours souriante et habitée, nous transmet son enthousiasme et nous donne l’envie de chanter avec elle ; car le public de vendredi soir était, pour sûr, composé de véritables fans connaissant déjà les paroles par cœur.
Quant aux musiciens, il est impossible de ne pas remarquer la puissance et le rôle que joue le saxophoniste Pépé, avec des solos de saxophone à en faire frémir plus d’un. Pietre, se mettant à chanter au côté de LiliBoy rajoutant ainsi une touche de swing qui donne envie de claquer des doigts et taper du pied. Soubri se jetant dans le public sans une once d’hésitation muni d’une caméra et s’emparant d’un public captif. Kilo au micro et à la batterie qui échauffe le public pour donner une ambiance explosive. Kayo, jouant des riffs de basses exceptionnels. Sans oublier Nicolas, admirable ingénieur son, se donnant à fond tous les soirs pour assurer le concert.
Un véritable show, une énergie communicative et une équipe soudée qui enflamme l’ensemble des Dock des Suds !
2ème partie : Chinese Man.
Avec une tournée exceptionnelle en 2011 comptant plus de 70 dates, les Chinese Man font leur grand retour sur la scène marseillaise, « un retour à la maison » comme ils aiment le dire. L’occasion de découvrir ou redécouvrir les dernières productions du groupe sur « Remix With the Sun » accompagnés, pour notre plus grand plaisir, des disciples Tumi, MC Youthstar et Taiwan MC.
Demeurant face à leurs consoles et devant un grand écran installé en fond de scène représentant l’univers subtil de nos quatre virtuoses de la platine, les Chinese Man nous ont offert les classiques de Groove Sessions, Racing With the Sun, ainsi que des remix, et …un peu de sucre en poudre !
Un public hétérogène était présent et correspondait bel et bien à l’identité urbaine de Chinese Man mais surtout un public intenable après les morceaux « Get Up », »If You Please » et « I’ve Got That Tune ». Hip hop old school, ragga, funky jazz, drum’n’bass : tout y passe ! L’ensemble se révèle trépignant et remuant accompagnés de beats renversants que l’on a rarement l’habitude d’entendre.
Les titres s’enchainent les uns après les autres avec des scratchs et des flows puissants ainsi que d’un visuel hallucinant. De quoi ravir des marseillais survoltés.
Un signal d’alarme retentit à chaque fin de morceau. Une bien belle transition qui nous fait étrangement penser à l’alarme du Festival Marsatac, dans lequel le groupe avait fait un passage très remarqué et encore sold out l’an dernier à Marseille.
S’en suit, un final de toute beauté avec le mélange des groupes Chinese Man et Deluxe sur scène ainsi que tous les artistes et le photographe Boby pour un gros combo comme on les aime. Il n’y a pas à dire, « c’était le pied »!
Et n’oubliez pas, comme le dit si bien Chinese Man: « Pour rester zen, mangez des nems », auquel j’ajoute surtout que si vous les avez loupés, il faut vous rattraper.
Remerciements : Un grand merci au photographe Boby pour ses magnifiques photos (byboby.com), à toute l’équipe de Deluxe pour m’avoir accueilli en Backstage, à Zé Mateo de Chinese Man pour son aide ainsi qu’au photographe Anatole Maillot.
« C’est tes premières Trans ? » Tout au long de mon week end à Rennes, cette question fut récurrente. Avec leur trente trois bougies, les Transmusicales font parties du paysage rennais. Au fil des années, chaque premier week end de décembre, le festival fait l’effet d’une petite bombe dans la ville Bretonne déjà très animée.
Étant nantaise d’origine et ayant une amie étudiante à Rennes, il m’était impossible de rater le coche du festival rennais cette année. Ma place pour la soirée dans la poche, j’ai donc filé à Rennes vendredi 2 décembre.
Arrivée vers 14h sur le quai de la gare, juste le temps d’acheter le numéro spécial Rennes des Inrockuptibles, je me dirige droit vers l’UBU, où j’avais repéré quatre concerts gratuits : Juvéniles, Splash Wave, Wonderboy et Shiko Shiko. Mes amis arrivants vers 18h, je suis seule à Rennes, dans une salle bondée accompagnée de mes deux énormes sacs, mais avec cette petite phrase qui raisonne dans ma tête : « je suis aux Transmusicales de Rennes ! ». Tiens, Jean Louis Brossard va aux toilettes sous mon nez (ah bien oui, M. Brossard est comme tout le monde).
Courtisés de toute part, le trio Juvéniles s’en sort très bien avec leur set tout droit sorti des années 80. Malgré un air peut être trop entendu ces derniers temps, les Juvéniles envoient leur son à coups de synthé à un public connaisseur (des badgés Vip, presse…) et conquis.
Un tour au bar et j’enchaine sur mes petits chouchous de Splash Wave. L’Ubu se remplit à nouveau, et il devient difficile d’accéder à la salle. C’est sur une voix trafiquée genre Robocop que le duo électro nous dit bonjour. On ressort les synthé, le son pastique, la batterie électronique et les lasers fluorescents pour le plaisir de tous.
Pas le temps de voir Wonderboy ni Shiko Shiko, je traverse la ville à la recherche des amis. La petite troupe réunie, on grimpe dans la navette remplie de festivaliers déjà déchainés. Vingt minutes après nous voilà arrivés entre cinq immenses halls, abritant des concerts de 21h30 jusqu’à 6h30 du matin.
A ma demande, on déboule au concert déjà commencé de Hollie Cook. Un live plat, un reggae sans trop de créativité et une belle voix étouffée par le débit impressionnant de son acolyte, Hollie Cook restera ma déception des Trans.
Après quelques pérégrinations au bar, on assiste à la fin du concert de Robin Foster qui présente son dernier excellent album « Where do you go from here ». Accompagné de Dave Pen (Archive, Birdpen…), Foster réalise un très bon live, acclamé par un public conquis. L’efficacité troublante des chansons rappellent ces recettes du post-rock que détiennent Mogwai ou Archive.
Vient ensuite le virtuose Colin Stetson. L’américain arrive seul sur scène, devant un parterre de curieux. Accompagné d’un saxophone basse, Stetson scotch son public. En effet, le musicien maitrise la respiration circulaire, lui permettant de souffler dans son saxo plusieurs minutes en continu. Rajoutant à cela des percutions sur les touches de son instrument et une ligne mélodique impressionnante, le poly instrumentiste nous clou le bec.
Il est 1h passée et l’on continue de naviguer entre les halls et la musique de toute part. On se pose au bar vert fluorescent, juste à coté de la Green Room, énorme cube protégé de lourds rideaux noirs. Je soulève le rideau et je tombe nez à nez avec des festivaliers fous d’électro et de trans, se déchainant sur les mixes de Dj. Quatre Dj se relaieront toute la soirée dans la Green Room. Concept intéressant d’un concert dans un cube, planté en plein milieu d’un hall.
Un ami nous conseille d’aller voir des Espagnoles au hall 3. Après avoir traversé la pluie bretonne, on arrive dans le hall devant les Fuel Fandango. L’ambiance y est déjà bien avancée, on se faufile devant la scène. Ces espagnoles resterons ma plus belle découverte des Transmusicales. De l’énergie à revendre, une chanteuse charismatique alliant l’anglais, l’espagnol et un peu de français. Produits par le producteur de Depeche Mode, Bjork ou encore The Chemical Brothers, les Fuel Fandango créent une dance musique aux accents funky. Sur des rythmes endiablés, on ne peut s’empêcher de danser, ils ont le sang chaud et mettent le feu dans un hall complet. Couronne de fleurs, robe courte d’un rose flashy, perchée sur des hauts talons, tout en agitant un éventail, la chanteuse Nita nous fait assoir au rythme de la musique « Tout le monde to the floor! ». Attendant ses indications, on se relève tous d’un bond, pour conclure le concert.
Le reste de la soirée est un peu flou. Je navigue entre la Green Room sur les beats électro de Dj comme Childrum, Black Ham ou encore Niveau Zéro. Je passe voir Stuck In The Sound rapidement, même si le rock électrique des parisiens ne m’a pas marqué. SBTRKT fera aussi l’un des concerts les plus remarqués dans le hall 9, produisant un dubstep aux accents électroniques qui mettra tout le monde d’accord.
Vers 4h du matin nous nous dirigeons vers le hall 4 où les Totally Enormous Extinct Dinosaurs se produisent. On donne nos dernières réserves d’énergies, tout en suivant les pas des deux danseuses en combinaison de léopard avec perruques bleues fluo sur la tête.
On finit la soirée assis par terre dans un hall, alors que les dernières basse électro raisonnent dans la nuit. Tout le monde est fatigué, on ne sait plus trop quelle heure il est, ni où on se trouve. Des gens saoulent, étranges viennent nous parler, dansent derrière nous, nous regardent avec des yeux exorbités…
On quitte le Parc Expo pour reprendre une navette remplie de festivaliers. Fatiguée mais le sourire aux lèvres, notre petite troupe de cinq festivaliers s’écroule sur les matelas dans le petit appartement rennais.
On émerge samedi à 16h, et on passe la soirée aux Bars en Trans, entre la Bernique Hurlante et le bar de la Cité où règne une ambiance de dingue.
Les rennais sont des fous furieux, quelques fois un peu alcooliques, mais moins chauvins que l’on ne le pense. Ce fut donc mes premières Transmusicales de Rennes, et j’en ai plus que profité. Heureuse d’y être allée, il réside en Bretagne une ambiance que l’on ne peut retrouver nulle part ailleurs.
Aujourd’hui, ça ne va pas.
Non, non, je vois bien votre trogne rabougrie de chagrin et de mal de vivre. Ça, c’est parce qu’on est mardi, le février de la semaine…
Plus vraiment le début, mais encore loin de la fin.
Et bien ça ne va pas s’arranger.
En effet, d’autres ont ressenti avant vous ce spleen hebdomadaire.
Tenez ! Prenez le groupe de rock ultrasudiste Lynyrd Skynyrd.
Tout le monde a au moins entendu parler de cet album fantastique, dont le ciel de la pochette (célèbre) semble zébrée par l’éclair du génie. Sur la photo comme sur tout l’album, ils sont su capter ce moment spécial, où le quotidien bascule vers le sublime. Arraché à la force des bras à la terre sévère du Sud des États-Unis, cet album raisonne notamment d’une façon particulière dans le cœur de tous les bikers, même de ceux qui vont au bureau tous les matins et qui n’ont jamais eu de moto.
Mais, ne nous égarons pas, nous parlions de votre petit coup de mou d’aujourd’hui…
Eh bien, justement, la différence, c’est qu’eux, avec leur orgue, leurs 3 guitares, leur basse, leur batterie, leur chanteur, il te font une chanson magnifique.
Dedans, le chanteur explique que sa copine est partie un mardi.
Lui au moins a une raison de chouiner.
Donc, allez, courage.
Bises.
P.S. : Si ta copine vient de partir aujourd’hui, oui, alors là, on comprend.
T’as plus qu’à chercher les accords sur internet, c’est pas compliqué.
P.P.S. :
Le problème des américains, c’est qu’ils ne savent pas s’arrêter…
Le meilleur single de la semaine est inévitablement «Polishing Peanuts» du groupe Deluxe.
Nos moustachus reviennent en puissance, après s’être produit de nombreuses fois dans les rues d’Aix en Provence, avec leur EP composés de 5 titres pour notre plus grand plaisir, sur le prestigieux label Chinese Man Records.
Leur énergie transparaît clairement dans cet EP qui promet d’être un véritable succès.
Et pour ce faire, Deluxe n’a pas fait les choses à moitié en ayant su s’entourer d’artistes plus talentueux les uns que les autres.
Des featuring de choix et d’excellence tels que Beat Assailant, Taiwan MC, Cyph4 et Plex Rock qui s’accordent bel et bien avec la voix jazzy de la toute nouvelle chanteuse du groupe LillyBoy. Une voix envoutante et rare qui laissera, sans aucun doute, les auditeurs ravis d’entendre tant de groove.
De ces titres se dégagent deux tubes potentiels :
« Superman » feat Taiwan Mc & Plex Rock, tels des super-héros, les Deluxe ont su nous emmener dans leur univers Soul & Funk ainsi que « Mr Chicken » qui s’imprègne dans nos têtes et résonne inéluctablement dans nos oreilles.
Leur particularité à nous faire rêver par ce son jazzy découle aussi de leurs instruments variés et plus particulièrement, le saxophone qui ajoute une pointe piquante dans un menu déjà fort relevé.
De cet EP réussi, nous ne retiendrons qu’une seule chose : la performance exceptionnelle d’un groupe au son de génie, composé de musiciens accomplis.
Le EP ne suffit plus à nous maintenir en place, il est désormais indispensable d’aller les voir sur scène !
On en redemande encore…